Musique pour Mandoline et Guitare

by EAP – Mandolines et Guitares de Toulouse

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Elke Tobber-Vogt (née en 1957) : Klezmer
Les klezmorim (pluriel de klezmer) étaient des troupes de musiciens ambulants professionnels des communautés juives d’Allemagne et d’Europe centrale. Ils animaient des fêtes familiales telles que les mariages ou les circoncisions. La clarinette, le violon, l’accordéon ou le cymbalum y tenaient une place de choix. Le développement de cette musique, ou les passages nostalgiques et plaintifs alternent avec des mouvements dansants d’une gaîté débridée, a accompagné une éclosion d’œuvres littéraires et théâtrales yiddishs à partir de 1850 : on ignore souvent que des opérettes yiddishs ont connu un grand succès. Inutile sans doute de rappeler dans quelles circonstances catastrophiques cette culture a presque complètement disparue d’Europe. Elle a néanmoins survécu grâce aux communautés juives installées aux Etats-Unis, en Israël et en Union Soviétique.
Elke Tobber Vogt, dirige en Allemagne l’orchestre à plectre de Schweinfurt et une maison d’édition spécialisée dans la musique pour mandoline et guitare. Elle a voulu évoquer ces musiciens en associant des airs traditionnels à des passages qu’elle a composé dans le même style.

Hermann Ambrosius (1897-1983) : Feierlicher Reigen (cf. Le Plectre n° 7)
Hermann Ambrosius a habité et travaillé dans l’est de l’Allemagne jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il a étudié la musique avec Hans Pfitzner. Sa première composition fut créée à Dresde en 1924 en présence de son maître. A côté de ses compositions symphoniques ou de musique de chambre, il s’est beaucoup consacré à écrire pour les chorales et les instruments de musique populaire, tels que la flûte à bec, l’accordéon, la cithare et surtout la mandoline et la guitare. Il a un style personnel qui mêle la rigueur des formes et de l’harmonie anciennes de Bach ou Haendel avec la liberté des dissonances, des combinaisons rythmiques et des couleurs sonores modernes.
Il est ainsi le premier à avoir donné une nouvelle direction à la musique écrite pour ensembles de mandolines et guitares dès 1935 avec sa Suite n° 6. Poursuivant son infatigable labeur de composition après la guerre en Allemagne de l’ouest, il a doté les orchestres à plectre d’un riche répertoire de très haute qualité.
La chacone en ré mineur intitulée Feierlicher Reigen (« danse solennelle ») fait référence à la musique des grands maîtres allemands du baroque; mais il ne s’agit pas d’un pastiche : cette danse lente à trois temps n’est que point de départ d’un poème symphonique miniature qui présente successivement des atmosphères contrastées.

Salvatore Alù (1909-1996): Vesuviana
Salvatore Alù s’est passionné pour la mandoline après sa rencontre avec le célèbre luthier romain Luigi Embergher en 1920. Dans les années 50 Il a dirigé successivement les orchestres à plectre “Antonio Berni “ et “città di Roma”. Compositeur, arrangeur, Il a habilement arrangé ce pot pourri de mélodies napolitaines pour un grand orchestre de mandolines, dans la pure tradition italienne des années 1900. On remarquera la sonorité particulière d’une mandoline alto (accordée comme un violon alto, une quinte sous la mandoline), instrument rare encore présent dans certains orchestres italiens. Cet instrument a, depuis 1900, tenté de concurrencer la mandole, plus grave, mais n’a jamais réussi à s’imposer.

Claudio Mandonico (né en 1957) : Preludio e Fuga
Chef de l’orchestre à plectre Città di Brescia, Claudio Mandonico est l’un des compositeurs contemporains du milieu de la mandoline les plus actifs. Après avoir étudié le saxophone, le piano et la contrebasse au “Centre des jeunes de Brescia”, il obtient son diplôme de composition en 1986 au Conservatoire de Brescia sous la direction de Giancarlo Facchinetti.
A travers ces pièces principalement destinées à l’orchestre à plectre, il offre à la mandoline un répertoire touchant aux limites de l’univers classique : influence du jazz, musiques minimalistes et répétitives, musique Pop.

Georg Christoph Wagenseil (1715-1777): Concerto pour harpe (transcription: S. Napolitano)
Wagenseil est un pianiste, claveciniste, organiste et compositeur autrichien injustement oublié de nos jours, qui a pourtant contribué au développement du style « galant », transition entre le baroque et le classique. Ayant étudié la composition avec le grand théoricien Fux, il devint rapidement compositeur officiel de la cour impériale. Vers 1760, il avait acquis une réputation d’excellent artiste. Il a composé des opéras pour les théâtres de Venise et de Milan, dans lesquels il commence à fondre l’action et la musique dans de grands tableaux continus, rénovant ainsi la tradition italienne des grands airs, entrecoupés de récitatifs ayant pour seul but de faire progresser l’intrigue. Il a ainsi préparé le terrain pour les grands opéras que Mozart composera trente ans plus tard. On lui doit aussi de nombreuses messes de très grande qualité et ses œuvres symphoniques ont été diffusées dans toute l’Europe grâce en particulier aux éditeurs parisiens de l’époque: le jeune Mozart a joué des concertos de Wagenseil en public et Haydn a dirigé ses opéras ! Son activité de compositeur et de pianiste a décliné à partir de 1765 à cause d’une attaque de goutte qui paralysa son bras gauche.
Il a composé dans les années 1750 – 1760 plusieurs dizaines de concerti pour orgue et pour clavecin ; certains, dont celui enregistré ici, pouvaient aussi se jouer sur la harpe. Dans leur version originale, ces concerti ne sont accompagnés que par deux violons et violoncelle : ce sont plus des divertissements de chambre que des œuvres destinées à de grandes salles de concert. On appréciera la grâce des trois mouvements basés sur quelques motifs très simples exposés par les accompagnateurs et développés par le soliste. Cette simplicité n’est pas une faiblesse du compositeur (ses savantes messes en témoignent), mais un choix de style à une époque où élégance et insouciance était un luxe recherché.

Raffaele Calace (1863-1934) - Tramonto, poema descrittivo op. 81
De même que Paganini marqua l’histoire du violon par des compositions explorant des possibilités jusque là inconnues, Calace marqua celle de la mandoline en révolutionnant sa technique et sa lutherie. Mais à l’image de son instrument, ce compositeur reste à découvrir.
Raffaele Calace, né en 1863 à Naples dans une famille de luthiers et de musiciens, se passionne très tôt pour la composition et l’instrument que son père fabrique, la mandoline. Après avoir fini ses études musicales au Conservatoire de Naples (harmonie, contrepoint et composition), il voyage beaucoup avant de prendre la succession de son père avec son frère Nicola. Ce sont d’ailleurs les mandolines de Nicola Calace et de Nicolas Turturro que l’ont peut aujourd’hui admirer au Metropolitan Muséum de New York.
Soucieux de perfectionner la facture des mandolines, il faut attendre la toute fin du XIXe siècle pour que Raffaele Calace donne la priorité à la composition. La première édition monumentale de son œuvre, en neuf volumes de deux cents pages, publiée au Japon entre 1974 et 1985 donne une idée de l’ampleur de sa production. Parmi ce large corpus qui comprend des pièces de musique de chambre (du duo à l’octuor), de la musique pour orchestre à plectre, deux méthodes en six volumes pour la mandoline et le liuto cantabile (instrument inventé par Calace accordé comme un violoncelle avec une chanterelle mi ajoutée), figurent les dix préludes pour mandoline seule, composés régulièrement entre 1905 et 1934.
Ces derniers, sommet de la création de Calace, occupent une place particulière dans l’imaginaire des mandolinistes et de ceux qui les connaissent : ils représentent un symbole du même ordre que les Caprices de Paganini chez les violonistes. Ce n’est certainement pas l’originalité du langage de Calace qui les rend exceptionnels mais leur instrumentation totalement inouïe – l’instrument se fait orchestre.
Tramonto (coucher de soleil), poème symphonique pour orchestre à plectre, profite de cette écriture sur mesure développée dans les Préludes. L’utilisation des registres extrêmes des instruments crée une perspective sonore jusque là inhabituelle pour l’orchestre à plectre, et ajoute ainsi, par l’espacement variable des plans sonores, un outil à la palette expressive du compositeur. Sa mise en musique du coucher de soleil peut être plus figurative encore qu’avec un simple jeu harmonique et rythmique. Calace invente ici une orchestration pour ensemble à plectre.

credits

released October 21, 2003

Directeur : Alain CORVOCCHIOLA

1ère mandolines :
Magali ALRIC - Marie ANTOLIN-SOLER – David CONAN – Marie-Paule DEFRANOUX – Thibault ESTEVAN - Perrine GALAUP –Amandine LAFITTE - Elodie LAGES-Julien MARTINEAU – Esméralda MAZZUCATO – Dominique MERCIER – Ada OWONA – Jacques TRAPPE - Colette WALCZAK-LE ROUX

2ème mandolines :
Paule ABLANCOURT – Bernadette ANDREU – Jean BOUREL – Anaïs BOUSQUET – Mireille CHEILLETZ – Nicole ESTEVAN – Gislhaine FAILLERES – Claudine GILLIUM – Corina GOLDMANN-CLAUDE – Pierre GUINEBAULT – Augustin HANUS – Michèle HANUS – LAIR Christine - Paul MUSELET – Lorette REIG – Françoise ZANNESE .

Mandoles :
Andrée CORVOCCHIOLA – Didier LE ROUX – Clément LOUPY – Carole MARQUIER – Francis MORELLO Nathalie MORELLO – Gérard ROUQUETTE

Mandoloncellos
Christiane GRANEL – Odile GUILLOT - Jacques ZANNESE.

Guitares
Jean-Louis BATAILLE – Catherine GARNERY – Vincent GUERMONPREZ – Max HUOT – Jean-Paul LAGARDE – Laurence MERCIER - Grégory MORELLO.

Contrebasses
Robert Giza – Fabien CUESTA

Flûte traversière : Fanny CHATELAIN .

Violoncelle : Bastien MERCIER

Harpe : Clémence AGUILA

Hautbois : Frédéric HILAR

Clarinette : Nicolas CHATELAIN

Accordéon : Fabien VALLE

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EAP – Mandolines et Guitares de Toulouse Toulouse, France

Fondé en 1886, l’Orchestre de Mandolines et Guitares de Toulouse est l’un des rares grands ensembles à cordes pincées en Europe. Il compte une cinquantaine de musiciens amateurs répartis en six pupitres : 1ères mandolines, 2ndes mandolines, mandoles et guitares auxquels s’ajoutent les mandoloncelles et les contrebasses. ... more

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